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 Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]

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MessageSujet: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Lun 31 Déc 2012 - 23:12

Noctis marchait lentement, la nuit avait été courte, car après avoir montré ses documents à Dalya Yoru, la directrice, il avait traîné dans son manoir en continuant ses recherches, de plus avec la maladie qu'avait attrapé Sylvia, il n'avait pas beaucoup de temps à lui et cela se voyait sous ses yeux, des cernes immenses y étaient logés. Néanmoins, il avait son cours et tout les petits documents à proposer aux élèves pour mieux les connaître, tout ça dans sa mallette. C'était pourtant la dernière semaine avant les vacances de Noël, mais il devait absolument préparer le terrain pour la rentrée, car avec tout ce retard qu'il avait à rattraper, les élèves risquaient d'être dans l'embarras pour les examens. Il passait rapidement en revue tout ces papiers, vérifiant que tout était ordonné, c'était parfait, il ne manquait plus qu'à entrer dans la salle et se poser. Il ouvrit la porte avec les clés qu'on lui avait remis plus tôt, puis y pénétra. C'était une salle obscure, les rideaux étaient tous fermés, un silence absolu trônait dans la pièce et y donnait une atmosphère mortelle. C'est pourquoi il alluma rapidement la lumière pour être surpris de la présence d'une élève endormie au dernier rang... Il s'approcha d'elle, la demoiselle semblait être dérangée par la lumière, mais que faisait-elle là...? Il lui tapota furtivement l'épaule, lui demandant de bien vouloir se réveiller.

Noctis - Et bien, moi qui pensait être en avance... Il la regarda avec insistance, elle avait de longs cheveux d'un vert foncé plutôt envoûtant. Je suis le prof de philo, vous dormez déjà? Mais je n'ai pas même commencé! Ahah!

La fille sursauta et se renversa avec sa chaise, à quoi Noctis réagit rapidement en la retenant pour éviter qu'elle ne se fasse mal. Il lui demanda si elle allait bien, tout semblait aller à merveille pour la jeune dormeuse. Il l'interrogea sur sa présence ici et sur son nom.

??? - Oh, euh... Excusez-moi, Monsieur, je... J'attendais pour le cours, c'est tout! Elle se frotta les yeux, puis se leva pour serrer la main de Noctis. Je m'appelle Kimberley, mais mes amis m'appellent Kim, je suis élève chez les Aeris.
Noctis - Et bien, il va falloir m'expliquer votre technique pour venir dormir dans une salle fermée, mademoiselle, car je vous avouerais que je suis légèrement confus. Son chaleureux sourire ne le quittait pas.
Kimberley - Pf! C'est le prof de maths! Il n'en a rien à faire des élèves malades. Elle le regarda avec des petits yeux. Mais, c'est vrai que je me fais toute petite, j'aime le calme et... Je lui ai dis que je préférais rester là en attendant la philo pour réviser. Dîtes, vous n'allez pas le dire à la directrice, hein? J'ai déjà du mal à dormir dans cette chambre de tarées...
Noctis, riant - Ohoh! Ne t'en fais pas pour ça, je ne suis pas du genre à balancer, moi tant qu'on me respecte ça me va!

Noctis parla ainsi à Kimberley du cours qui allait bientôt commencer, il lui montrait les plans, certains textes et fut très agréablement surpris de constater que cette élèves s'intéressait vraiment à la philosophie, de plus elle était plutôt douée! Pendant la discussion, il n'hésita pas à lui parler de son option, ce qui à sa grande surprise intéressa presque instantanément la jeune fille qui avait des étoiles dans les yeux. Elle était toute excitée, clamant son amour pour les création, jouant la Narcisse en parlant de ses capacités d'imagination. Elle semblait être pleins de ressources, cela faisait plaisir à voir! La cloche retentit et il partit ouvrir la porte tandis qu'elle regagnait sa place reculée, presque isolée. Pourquoi se mettait-elle si loin? Quoi qu'il en soit, les élèves entrèrent les uns après les autres, le cours allait pouvoir commencer.

Le jeune professeur fit s'asseoir les élèves après qu'ils l'aient salué, puis se présenta. Il sortit ainsi un petit paquet de feuilles et un livret de cuir de sa mallette, avant de commencer la distribution.

Noctis - Alors, ici, je vous donne un petit formulaire à me remplir pour vous connaître un peu mieux, je vous demanderais donc d'y prêter attention, car il me permettra de cibler vos compétences actuelles en Philosophie. Le deuxième document est une liste de livres, dont certains sont obligatoires, que je vous propose d'acheter. Il marqua une légère pause, puis reprit en souriant. Bien sûr, nous pouvons nous arranger pour que l'école les paye à notre place, vous en pensez quoi? Une fois la distribution terminée, il fit un petit saut pour monter sur l'estrade et sortit une longue craie blanche qu'il fit tournoyer entre ses doigts. Donc, la Philo, une matière obligatoire, un ennui pour certains, un plaisir pour d'autres. Alors avant de commencer j'aimerais que vous compreniez bien une chose: Nous faisons tous de la philosophie depuis toujours, car nous nous posons des questions et tentons d'y répondre, ainsi dès qu'en ces questions se trouve un paradoxe, nous appliquons la philosophie de manière inconsciente, car nous ne pouvons rester sans penser. Il remonta ses lunettes. Maintenant, si vous avez eu mal à tête de mon discours, car il est long et barbant, alors on va s'entendre!

La fille du fond leva la main, pour dire qu'elle ne trouvait pas ce discours barbant. Dès lors la plupart des gens de la classe se retournèrent vers elle, comme pour la tuer de regards, elle recula et baissa les yeux, gênée. Noctis scruta chaque élève avec la plus grande des attentions, puis fut surpris de voir l'un d'eux jeter une gomme sur Kimberley. Il fit alors une légère glissade en passe de derrière son bureau à sur la table du petit plaisantin au premier rang, accroupi et le fixant de manière agressive, cependant toujours avec un fin sourire aux lèvres.

Noctis - C'est très amusant, en effet, mais la prochaine fois que tu fais ça, tu risques gros, très gros. Le jeune homme défiait son autorité et il n'aimait pas ça, s'il le laissait faire il perdrait toute crédibilité... "Article 2 - Tout propos pouvant porter préjudice à l'un de vos camarades, de vos professeurs ou du personnel de Lost School sera sévèrement puni. Article 2.1 - Toute personne prise à se rebeller contre l'autorité de ce manoir se verra puni en conséquence." Donc la prochaine fois, tu iras calmer tes ardeurs hors de cette école, d'accord? Son ton était si grave que le jeune homme déglutit et mit ses jambes bien droites sous sa table.

Quand la classe fut calmée, il montra son plan de l'année aux élèves et expliqua qu'ils commenceraient sur la Culture. Alors, plutôt énervé, il décida de poser une question au bout-en-train. Bien entendu, cet élèves ne semblait pas savoir penser... Il décida de placer Kimberley au premier rang, sur sa gauche, elle était désormais en bout de rangée et à côté d'elle il n'y avait personne... Mais au moins elle se sentirait plus investie et certainement intégrée. De toute façon, il était assez protecteur avec ses élèves, donc il valait mieux pour les autres qu'ils la laissent tranquille...

Noctis - Bon, je vais interroger quelqu'un au hasard de la liste, j'espère qu'on décrochera le Jackpot... Hmmm... Tiens, bah qui dit Jackpot dit Jackson! Mademoiselle Jackson Perséphale, s'il vous plaît? Je répète la question: Peut-on dire que l'homme est nécessairement culturel? J'avoues que cette question peut paraître imposante, mais je vous demanderais simplement de m'énoncer des axes possibles pour un plan de dissertation.

Il n'attendait pas d'elle qu'elle soit brillante, en fait il aimerait simplement qu'elle cloue son bec à l'autre perturbateur...

Le formulaire à remplir est visible ci-dessous
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Ismène Chevalier
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Mar 15 Jan 2013 - 17:42




Sur mes cahiers d'écolier, sur mon pupitre et les arbres, sur le sable et la neige, j'écris ton nom, Liberté.
Paul Eluard

Une nuit blanche. Avouons que ces termes sont quelques peu étranges... Un véritable oxymore. La nuit était toujours sombre, noire et ténébreuse... jamais l'on y trouvait la lumière que l'on recherchait. Les âmes les plus tourmentées vivent la nuit. Ses jambes pendant dans le vide profond sous sa fenêtre, une jolie blonde venait de passer la nuit assise là à regarder la neige couvrir de son magnifique manteau blanc immaculé la ville qui s'étendait devant elle. Le réveil sonna, elle lui donna un coup pour l'éteindre et lentement, ôta son écouteur de son oreille. Il était encore tôt mais la jeune fille était déjà lavée et habillée. Son visage amaigri et ses cernes ne laissaient aucun doute sur le fait qu'elle n'était pas dans son assiette... Elle rentra dans la chambre et prit son écharpe ainsi que son petit blouson avant de sortir de la chambre en quatrième vitesse. Il n'était que six heures trente et elle ne croiserait personne dans les couloirs pour lui demander où elle va.

La jolie blonde se dirigea vers la cour de Lost School et marcha jusqu'à un endroit caché par les arbres. Contre toute attente, elle enleva ses chaussures et mit ses pieds nus dans la neige. C'était glacial mais elle s'en fichait, elle s'était habituée : voilà presque un mois qu'elle effectuait ce rituel avant d'aller en cours. Cela extériorisait sa colère, sa tristesse. Finalement, elle enfila ses écouteurs à pleine puissance et peu à peu la musique imprégna son esprit et son corps, la faisant danser, virevolter, bouger avec une grâce quasi surnaturelle. Ses doigts de pied portaient les traces de la fraîcheur de la neige qu'elle endurait chaque matin mais elle s'en fichait. Plus rien n'avait plus d'importance désormais...

[...]

Nouveau professeur, nouveau cours. Elle était lassée de tout cela. Pourtant, comme tous ceux de sa section, elle entra dans la classe en rang désordonné. Ne s'entendant pas particulièrement avec quiconque ici présent, elle alla s'esseuler dans un coin de la pièce, s'asseyant et sortant ses affaires en silence. Toute sa section était réunie en raison de l'arrivée tardive du professeur dans l'année scolaire et c'est pourquoi ils se retrouvaient dans une des plus grandes salle de l'école. Elle lançait des regards noirs à ceux qui osaient la regarder étrangement. Elle avait toujours été une marginale pour les autres. Allez savoir pourquoi, elle était pourtant gentille dans le fond, méfiante, certes, mais gentille. La jeune fille posa son sac sur la chaise libre à côté d'elle pour s'assurer qu'on la laisserait tranquille. Philosophie... Cela la fit intérieurement rire. La philosophie n'était qu'une science pour les fous... pour ceux qui veulent expliquer l'inexplicable... Elle releva ses étranges yeux couleur azurée vers le professeur qui se mit à déballer un discours des plus barbants et des plus ... fatigants. Elle l'écouta pourtant avec attention, ses doigts croisés sur ses lèvres, son regard perçant ne lâchant pas le Neko. Il distribua alors un formulaire. Lâchant un vague "merci", elle lut les questions tout en sortant un stylo. Des formulaires... n'en avaient-ils pas assez remplis en début d'année ? Ismène fût troublée dans sa rêverie par une jeune fille assise non loin d'elle qui s'exprima de manière un peu trop... claire. La petite blonde secoua la tête avec un air désespéré. Il y avait longtemps qu'elle, elle avait compris que ce genre de comportement ne lui apporterait que des problèmes. Après quelques raclées, elle se souvenait ne même plus oser lever la main pour aller aux toilettes...

Comme elle s'y attendait, les représailles ne se firent pas attendre et une gomme vola à travers la classe. Elle connaissait cet abruti et avait toujours crevé d'envie de lui mettre une bonne paire de gifles... mais il était ami avec quelqu'un de qui elle se faisait oublier. Elle grimaça faiblement pour la demoiselle puis se reconcentra sur le formulaire.

    Nom: Chevalier.
    Prénom: Ismène.
    Âge: Dix-neuf ans.

    Compétences estimées en Philosophie:
    Néant - Très mauvais - Mauvais - Plutôt mauvais - Moyen - Plutôt Bonnes - Bonnes - Très bonnes - Excellentes

    Lisez-vous des livres?
    Si oui, quels genres?
    De tout.

    Vos ambitions professionnelles? Indéfinies.
    Les matières où vous avez le plus de mal? Regardez mon bulletin.
    Celles où vous êtes plus à l'aise? Même réponse.


Comme l'on pouvait le constater, Ismène détestait ce genre de questionnaire pesant et répétitif. Elle avait toujours eu envie de répondre "Est-ce que je vous ai demandé si votre grand-mère faisait du vélo ?" mais s'était toujours abstenue par pur principe d'éducation. Lorsqu'elle quitta enfin la feuille des yeux, le professeur venait apparemment de faire la morale au perturbateur qui ne sut pas répondre à l'une de ses questions. Elle soupira, déjà saoulée de ce cours. Elle posa sa tête sur sa main, jouant avec son stylo de ses doigts libres, le faisant tourner habilement puis regarda la demoiselle changer de place sous les regards mauvais d'environ... quatre vint dix pour cent de la classe. La réaction de Isy ? Aucune, elle s'en fichait. Lorsqu'il parla de hasard sur la liste, elle sentit son coeur rater un battement. Pour sa pomme ? Ca ne l'étonnerait pas avec sa malchance scolaire. Mais non, cela tomba sur une Kitsune du nom de Perséphale Jackson qu'elle avait déjà croisée de nombreuses fois.

Ismène dut se retenir de rire à la question que posa le professeur. La pauvre renarde allait avoir quelques soucis pour y répondre. Elle trouvait même la question mal posée. Autrement dit "La culture est-elle naturelle pour l'Homme ?"... Là, le paradoxe était facile à retrouver... La culture n'est pas naturelle et ne peut-être une nature à l'Homme puisqu'en soit, la culture dépend de l'Homme lui-même. Inconsciemment, la petite blonde se mit à griffonner sur le dos d'un papier ses propres arguments et ce qu'elle mettrait en valeur si elle tombait sur un tel sujet -débile selon elle-. Elle avait lu quelques bouquins sur la culture en philosophie et dans certains, quelques philosophes un peu drôles avaient simplement dit que l'Homme ne se cultive pas au sens propre mais bien au sens figuré. Tout en écrivant, elle marmonnait bassement ses arguments pour elle-même car cela l'aidait à réfléchir.

- En plus, l'Homme ne nait pas cultivé. Il le devient. Alors s'il n'a aucune éducation, qu'on l'enferme dans une grotte sans rien, qu'il est aveugle, insensible, sourd... Alors il ne sera pas cultivé. La culture est un surplus de ce que l'on nait.

Tout en murmurant, elle griffonnait ses mots avec beaucoup d'attention et de concentration. Elle détestait la philosophie mais n'avait jamais pu s'empêcher de travailler les sujets que l'on pouvait donner et ce, dans n'importe quel cours.

- Un Homme est naturel... pas culturel. Or, la nature et la culture s'opposent. Ouais. Ca doit être ça, lâcha-t-elle avant de se redresser un peu, complètement absorbée dans sa réflexion. Ouais parce que si on réfléchit bien... La définition de culture, c'est tout ce qui se rapporte à ce qu'on apprend, à ce qu'une civilisation apporte. Hm... Elle commença à mordre la peau de sa lèvre, le regard vif montrant clairement qu'elle était à fond dans son sujet tout en gribouillant ses idées comme un plan de brouillon. Or... ceux qu'on appelait les barbares étaient dépourvus de culture... ou du moins n'avait pas la même que les autres... Hum... Non, je reste sur mon argument. La culture n'est pas innée. Nous ne sommes pas culturels, comme dirait le prof. Même si nous apportons la culture par la connaissance et le savoir, nous ne sommes pas nécessairement culturels. Ouais. Ouais voilà.

En cinq minutes, la jeune Aeris venait d'écrire un plan convenable de la dissertation qu'elle pourrait être amenée à faire. Elle regarda assez fièrement son brouillon et se gratta soudain le front avec un air hébété. Pourquoi avait-elle tout couché sur papier ? Ce n'était même pas elle l'interrogée !

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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Jeu 7 Mar 2013 - 17:00

Il était plaisant d'entendre que la personne interrogée puisse être aussi brillante, les idées ne manquaient pas, mais surtout l'éloquence de la demoiselle lui fit comprendre que la classe pouvait se montrer tout à fait prometteuse. Il la félicita et demanda si d'autres personnes pourraient commenter les dires de Perséphale, personne ne levait la main, sans doute le stress du premier cours devait être là, mais le félin sentait que des élèves d'ici pouvaient faire toujours mieux, ses yeux de félins avaient été attirés par une jeune femme qui écrivait un brouillon sans se soucier du cours depuis qu'il avait posé la question. Il revint à son bureau et prit le trombinoscope, avant de tapoter la photo de la fille de l'index, un sourire aux lèvres. C'était Ismène Chevalier, qu'avait-elle écrit...? Il devait le savoir.

Noctis - Hmm... Mademoiselle Chevalier, s'il vous plait? Elle semblait surprise, ou était-ce de l'énervement? Il s'avança vers elle. Je ne le lirai pas à tout le monde, je veux simplement voir ce que vous avez donné en si peu de temps. Il se retourna vers l'assemblée rieuse. Elle, au moins, elle a fait quelque chose. Son ton était sec, mais très vite il reprit son sourire et se retourna vers la fille. Si vous le permettez, je voudrais prendre connaissance de votre brouillon, s'il y a des questions de méthodo que je dois traiter, cela serait fort intéressant pour la classe.

Voyons un peu cette copie, pensait-il en fronçant les sourcils... L'idée d'Homme Culturel différent d'Homme Naturel était là, elle était essentielle. Ismène faisait référence à l'oeuvre de Platon, l'allégorie de la Caverne était bien utilisée mais il manquait un petit quelque chose, l'ascension peut-être? Le fait qu'un seul homme de tout les emprisonnés s'en sorte, la douleur de la vérité, mais surtout elle traitait le fait que l'Homme était aveugle et sur ce coup là, elle avait un peu tort... Il voit des choses, cependant ce sont des illusions. Elle semblait avoir tourné le sujet en sa faveur, ce qui faisait que le paradoxe n'avait pas été tout à fait bien traité, cependant de bonnes idées émergeaient, comme cette métaphore avec les barbares. Elle aurait sans doute pu utiliser le terme de sauvage, il était plus approprié... Elle apporte toutefois une réponse avec le terme de la nécessité. C'était un bon brouillon, malheureusement il manquait comme une partie du paradoxe... Il lui rendit son brouillon, toujours l'air sérieux au visage et réfléchit un instant avant de reprendre ses dires.

Noctis - J'aime beaucoup l'idée de nécessité, jeune fille. Cependant, dans votre brouillon vous ne parlez jamais de population sans culture, ce qui laisse penser que OUI, la culture est naturelle. En effet, ici on assiste plutôt à une tendance vers la culture, une tendance naturelle qu'ont les Hommes à se rassembler en Sociétés, des sociétés avec des cultures différentes certes, mais des cultures quand même. Il sourit alors de nouveau. Mais en toute honnêteté, vous me bluffez, il est rare de voir une personne établir des hypothèses, poser des exemples bien traités, le tout aussi facilement. Cependant... Il riait quelque peu, remontant ses lunettes. J'ai pu remarquer que vous n'aimiez pas la Philosophie, ça se voit dans la façon que vous posez vos arguments. Laissez-moi vous dire une petite chose, mon but n'est pas de vous faire aimer la matière, loin de là, moi-même elle me gonfle en tant qu'elle est une matière... Mon but est de vous faire réussir vos examens et là, vous êtes sur une bonne voie.

La jeune fille était prometteuse elle aussi, peut-être devrait-il lui parler en privé un peu plus tard? Il ne le savait pas trop, alors il la remercia de sa participation et continua son cours en établissant devant la classe les arguments de la dissertation, montrant des moyens simples d'établir le paradoxe et de le traiter, s'appuyant, bien entendu, sur ce qu'avaient pu dire ou écrire les deux interrogées. Il espérait qu'on le contredise à un moment, mais personne ne semblait vouloir poser d'arguments pour le moment. Ce n'était pas trop grave. Il proposa alors à ceux qui le voulaient, au bout d'une heure de cours, de venir manger à la cafétéria pour discuter, après le cours du matin. Cela pourrait être intéressant.
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Mer 24 Juil 2013 - 12:43

Nya!!!Nonnnn!!! Mon réveil n'avait pas sonné ce matin là! J'étais tout bonnement déjà en retard pour mon premier cours! Moi qui détestais me faire remarquer des profs! Je prenais une douche en vitesse, et m'habillais avec rapidité, et enfilait mes bottes montantes. Heureusement que les petites robes ça existe! C'est rapide à enfiler! J'étais fière de cette tenue cosplay de Daphnée de scooby do! Gamine je regardais ce dessin animé avec la famille...

J'avais réussi à me procurer cette robe pourpre à force d'économies, quand je vivais chez l'hermite. Et je n'ai jamais compris pourquoi il me payait alors que je faisais de ce que je qualifierai de normal, les tâches ménagères quotidiennes, tondait la pelouse ect...Pour moi, vu qu'il me logeait, nourrissait, blanchissait,c'était tout naturel et la moindre des choses. En plus j'adorais rendre service. Mais va savoir pourquoi il me versait toujours cet argent de poche chaque semaine.

Je mis mon bandeau après m'être coiffé les cheveux, celui-ci venant compléter ma tenue, et commençais à courir, cahier et trousse en main. J'arrivais en faisant des bonds dans les escaliers, assez rapidement dans la classe, pour assister à ce qui me paraissait être la fin du cours. Je voulais me faire discrète, et puis j'étais assez timide, alors je ne toquais pas avant d'entrer même si je n'aimais pas cela, et approchais du fond de la classe à pas de loups. On aurait presque pu ne pas me remarquer. Mais...de dos j'avais senti qu'on m'observait.

Je m'asseyais avec rapidité, les joues toutes rosées à cause de ma course et de ma gêne, avant de lever les yeux sur le jeune professeur qui donnait son cours. Je balbutiais et bafouillais un timide:

"-Scusez...re..retard"

Je reprenais mon souffle avec peine, et priais intérieurement pour qu'il ne m'interroge pas. J'étais franchement pas douée pour la philosophie. J'avais pas envie de m'afficher encore plus alors que j'étais déjà plus qu'en retard, la sonnerie ne tarderait sans doute pas à bientôt retentir. Je plaçais alors ma trousse, et mon cahier sur la table, et prenait note de ce qu'il y avait de déjà rédigé sur le tableau noir, en élève studieuse que j'étais en temps normal. Ce retard, c'était tout bonnement un premier incident de parcours, et même si c'était culotté de me pointer maintenant plutôt que d'attendre la prochaine heure avant de venir, j'avais tout bonnement envie d'en avoir le moins possible à rattraper.
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Ven 9 Aoû 2013 - 1:02

Noctis continuait son cours tranquillement, à dire vrai il s'ennuyait un peu, presque personne ne s'intéressait à sa matière réellement. Bon, il les comprenait, bien sur, mais pour un prof c'est toujours mieux d'avoir quelques élèves qui pourraient relancer le rythme de temps à autres. Il parlait toujours de la culture quand il regarda sa montre, le cours allait bientôt terminer, alors il s'arrêta un instant pour soupirer.

"J'espère que vous avez compris ces bases, si vous avez des questions n'hésitez pas."

Il se massa alors la nuque et au moment même où il entama sa première phrase, une jeune fille entra timidement dans la salle. On aurait parié qu'elle voulait se faire invisible, mais tout le monde la regardait, pourquoi devaient-ils tous faire subir ça aux autres membres de leur groupe, sérieusement? Un retard peut être dû à n'importe quoi, on ne sait jamais! Il la regarda, elle qui s'était assise au fond, puis lui adressa un sourire fraternel, afin de lui faire comprendre qu'il était tout de même content de la voir assise avant la sonnerie.

"Sortez vos agendas, j'ai un petit devoir à vous demander. Faites moi une recherche sur les cultures barbares. Essayez de trouver les liaisons avec nos cultures dites "occidentales". Je veux que chacun de vous se demande si leur culture peut réellement être qualifiée de sauvage. Vous avez... Disons deux semaines? Ce sera suffisant. Pas plus de trois ou quatre pages, je veux juste des pistes de réflexion. Merci à vous, on va attendre la sonnerie."

Ils attendirent alors sereinement, chacun voguant à ses occupations tandis que le professeur triait ses dossiers, il prêtait une attention toute particulière au trombinoscope... Elisa Greenwood... Hmm déjà que c'est une lapine, elle devait recevoir les railleries de ses camarades... Il fallait que Noctis soit vif pour l'interroger.
Quand enfin la sonnerie retentit, tout le monde sortit et Noctis fit signe à la jeune fille de rester, après tout c'était l'heure du déjeuner et il avait de quoi la nourrir pour éviter qu'elle ne se fasse avoir s'il y avait trop de monde. Prévoyance prévoyance...

"Bien, asseyez-vous là, je vous prie. Elisa Greenwood je présume? Sachez que je ne vais pas vous blâmer pour votre retard, je trouve justement cela très bon de votre part d'avoir fait votre possible pour assister au cours. J'aimerais vous poser quelques questions, je suis nouveau ici et je ne veux pas que mes méthodes vous attire des ennuis..."

Il sortit un crayon qu'il fit tournoyer dans sa main droite, tandis qu'il lisait le dossier individuel d'Elisa.

"Je vois que vous êtes une élève studieuse, c'est bien ce que je pensais. Détendez-vous, un retard n'est pas l'apocalypse, croyez-moi je m'y connais sur le sujet, ahah. Bref... Je pense que le mieux est que vous m'expliquiez avec honnêteté la cause de votre retard, car j'ai bien peur que vos camarades ne se assène une joie de vous dénoncer sans scrupule..."

Il posa alors le stylo, réfléchissant à la situation, allait-il pouvoir réellement continuer à défendre les élèves comme il le faisait sans attirer les foudres de Dalya? Il ne le savait pas trop, mais c'était important pour lui...

"N'ayez crainte, vous pouvez me faire confiance"

Cette dernière phrase avait été la plus douce qui soit, il lui avait adressé son sourire fraternel, avec ce regard si bon qu'il apaisait même les plus tourmentés.
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Lun 19 Aoû 2013 - 1:53

"Je me mis à rougir. *Oh non!* Il m'avait remarqué, tout ce que je détestais au plus haut point venait d'arriver. Mes oreilles se baissèrent de honte, encore plus lorsqu'il me sourit avec gentillesse, ce prof devait être bien sympa, au moins il n'avait pas l'air d'avoir envie d'en rajouter une couche et je clignais deux fois des yeux en reprenant doucement mon souffle et lui décochais alors un sourire en retour, tout aussi sympathique que le sien.

Je me remis à écrire sans plus attendre, ne perdant pas une miette des consignes données, studieuse comme j'étais et fronçais les sourcils. J'allais encore galérer pendant de longues heures pour réussi à faire quelque chose qui donnera encore et encore une note proche du néant absolue. Je me demandais bien comment j'arriverais à m'en sortir cette fois encore. Je ris intérieurement. Trois pages? Si déjà j'arrivais à débroussailler correctement le sujet et que je rédigeais déjà une entière, je serais heureuse...

Je profitais du moment de liberté accordé par le professeur pour réclamer à une élève ses notes de début de cours. Elle m'avait regardé avec un tel air que je me demandais si je devais sentir mauvais ou quelque chose du genre. Quoi? J'avais pas les mêmes oreilles qu'elle, ni les mêmes attributs que d'autres personnes de ma classe? Et alors? Je me retournais vers une autre personne et fut assez peinée de constater que tous avaient la même réaction. J'allais devenir une pestiférée à cause du fait que j'étais usagi ou bien parce que j'étais arrivée malencontreusement en retard?

J'allais m'adresser à quelqu'un d'autre quand la sonnette retentit et avais un air triste dessiné sur le visage. J'allais devoir m'en passer on dirait...Je me fis une raison et m'apprêtais à rejoindre le bureau du professeur afin de demander comment je pourrais bien faire pour rattraper le cours quand il me demanda de rester. Et bien soit! Un professeur me demandait de faire quelque chose, je m'exécutais, du moins dans la limite du raisonnable et du possible.

Je m'installais donc là où il me l'avait demandé, commençant à faire trembloter, toute stressée que j'étais, l'une de mes jambes sous la table de travail, puis me relevait finalement, rouvrant la porte qu'un élève avait juger bon de refermer. Non pas que je craignais quoi que ce soit mais les rumeurs pouvaient aller bon train et je ne voulais pas que le professeur risque sa carrière à cause de langues de vipères mal placées. Je revins m'assoir quelques secondes plus tard, toute silencieuse et m'asseyais finalement sur la table, sans avoir réfléchis au fait que ce n'était pas des plus respectueux. Je fixais alors le crayon qui tournoyait dans la main du professeur avec sérieux et mes prunelles suivirent son mouvement, m'attardant un moment sur la main de ce dernier et relevais la tête, toute étonnée en entendant le professeur parler avec une telle..."philosophie".

Je finis par lui sourire timidement et brisais seulement le silence une fois qu'il se fut tue. Je déglutis un instant, mais je n'avais rien à cacher, ainsi je ne devais nullement avoir peur, et son regard angélique fini d'ailleurs d'apaiser mes craintes:

-Alors comme cela vous aussi vous êtes nouveau? Je peux savoir votre nom monsieur, puisque visiblement vous connaissez le mien?


Je n'avais pas voulu être insolente mais ces paroles m'étaient spontanément sorties de la bouche et je me mis à rougir en y repensant:

-Excusez-moi pour mon franc-parler. Je veux dire...je suis bien Elisa, et j'aimerais aussi savoir comment vous vous nommez si vous le permettez, cela serait plus poli que je vous appelle par monsieur et votre nom de famille plutôt qu'un simple monsieur.


Je m'empourprais de plus en plus. Qu'est-ce qui me prenait de lui tenir un tel discours. Je finis par lâcher tout de go:

-Et bien je suis en retard car j'ai eu la première panne de réveil de ma vie et que j'ai fais en sorte d'être propre et de porter une tenue à peu près présentable pour assister à mon premier cours de philosophie. Sachez que je suis toujours la plus honnête possible, les mensonges finissent toujours par ce savoir et j'ai pour principe de ne pas laisser traîner une information qui pourrait être déformée par n'importe qui. Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour ce retard et si je dois encourir une punition je l'accepterais et ferais ce qu'il faudra.


Je pris une mine déconfite:

-Je déteste être en retard, parce qu'il faut rattraper le cours, et je n'ai personne pour m'aider, ils ont tous refusé de le faire, alors certes, ce n'est pas l'apocalypse, mais je dois avouer que le devoir que vous venez de donner résonne comme tel dans ma tête, je ne sais même pas comment je vais me débrouiller...

Je ris un peu et penchait légèrement ma tête sur le côté en le regardant, me levais pour m'approcher de lui et redressais correctement ses lunettes, mon visage assez proche du sien et le regardais dans les yeux en rougissant:

-Désolée...je parle vraiment trop...vous voudriez bien m'aider à comprendre le sujet du devoir?

Je lui offris alors mon plus beau et plus doux sourire.



C'est ainsi que le lien fut crée, au travers d'un retard, comme quoi parfois, dans un malheur on trouve le bonheur à portée de main. Je ne pensais pas qu'il arriverait aussi vite, ni qu'il me serait aussi rapidement arraché à cette époque même. Mais encore une fois, serait-ce un bien pour un mal?

Je me souviens de cette journée, ou nous avions continué à discuter et la patience avec laquelle il m'expliquait tout ce que je ne comprenais pas alors que nous déjeunions ensemble. Je ne m'attendais pas non plus à le recroiser, cette fois ou lui et moi nous étions enlacés pour la première fois, et je ne parle pas d'une douce étreinte amicale, mais de plaisirs charnels pendant lesquels nous nous étions découverts, chacun jaugeant ce que pouvait ressentir l'un pour l'autre. J'avais des scrupules de m'être éprise d'un homme qui était mon professeur (par déontologie mais aussi par principe, je ne voulais pas briser sa carrière, encore moins avec ce que je pensais être sans doute une amourette comme il était de coutume pour moi), mais je ne pouvais me résoudre à le chasser de mon cœur, me rendant compte que c'était déjà bien plus que ce que je pensais. Je ne voulais pas non plus lui faire du mal, j'avais peur, et lui s'interrogeait sans doute sur ce que j'éprouvais à son égard. Il fallait préciser à cette époque que je n'étais pas une personne stable. Le suis-je encore maintenant je ne sais pas, mais il me semble qu'il m'ait apporté beaucoup en ce sens.

Cet homme semblait tellement souffrir, et c'est ce jour où je suis allée lui rendre visite à son manoir, et que je le retrouvais à jouer un air de guitare. Il semblait si peiné...Peu de temps après il s'écroulait et j'appris de Sylvia, charmante personne dont je fis la connaissance le jour même, qu'il avait eu comme des sortes de "choses" qui le "torturaient". Comment je l'avais compris? Sylvia était muette, elle s'était inquiété et avait pleuré en le voyant allongé au sol. C'est alors Jack qui me racontait finalement les malheurs de son maître tout en restant discret et secret. Cela en aurait fait fuir plus d'une, mais je restais. Je l'aimais cet homme, et je voulais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider. Quand on s'aime on se soutient non? Coûte que coûte? Ce n'est pas aussi cela l'amour?

Un autre jour, une autre rencontre. Sylvia, pour laquelle j'éprouvais ensuite une belle tendresse nous surpris son ..."frère" et moi, en une posture que je ne qualifierai pas de très catholique. Nous ne l'avions pas vu en fait, bien trop occupés à faire l'amour, et avec le recul je m'en voulais. Étonnant comme ce fait me rend si pudique alors qu'avant j'en aurais parlé sans aucune gêne, bien plus crûment. Il faut croire qu'en quelque sorte l'amour vous change ou vous transforme, en bien, en mal, c'est une autre histoire, mais ça fait de vous quelqu’un d'autre ça c'est sûr. La petite avait alors été troublée, et s'en était suivit une "discussion" entre elle et moi à crayons rompus, oui crayons, car nous nous étions écrit pour communiquer entre nous, où j'appris le profond attachement qu'avait la demoiselle pour le professeur. Du moins, avais je bien mesuré la portée de celui-ci? Cette jolie demoiselle me réclamait la définition de l'amour et du bonheur. Qu'en savais je réellement, mais voulant lui venir en aide, j'avais essayé de lui répondre le plus honnêtement possible bien que j'eus la dérangeante sensation qu'elle avait des sentiments pour lui.

J'aurais pu en être jalouse, certes, mais ces sentiments à lui, je savais pertinemment qu'ils étaient tournés vers moi alors à quoi bon, puisque je considérais la demoiselle comme une sœur de toute façon. J'aurais pu lui apprendre bien des choses à cette petite en passant, mais je ne voulais pas briser cette belle innocence, celle qu'avec le recul du à l'âge, ou a ma relation peut-être, j'avais moi brisée bien trop jeune à mon goût. Je voulais qu'elle profite encore de ces moments d'innocence tant qu'elle le pouvait encore, et qu'elle puisse faire tout cela par amour, et non par curiosité, avec l'homme dont elle serait éprise, pas celui envers qui elle semblait nourrir un certain complexe d'Oedipe. N'était-ce pas ce qu'une maman aurait voulu pour sa fille? J'étais bien jeune déjà, mais je me sentais cette force d'être ce substitut spirituel puisque Sylvia n'avait pas cette chance d’avoir une maman, et cela me forçait à comprendre que je n'avais pas à avoir peur, que je ne reproduirais pas forcément le schéma et le comportement de la mienne. Ce fut même un soulagement. Comme ça le jour où je le deviendrai, biologiquement parlant, je n'aurais pas peur, du moins pas la même crainte.

Bref, nous nous éloignons du sujet. En vérité, cet homme, je le connaissais si peu, mais j'avais aussi envie de le décharger de certaines responsabilités. Il assumait une trop grosse part pour que cela soit facilement supportable à hauteur d'homme. Alors, puisqu'il n'était pas spécialement un demi-dieu, quoiqu'une sorte de héros quand même de mon point de vue, courageux pour assumer tout cela, en plus de ce que je qualifierai de ses "démons intérieurs" faute de mieux, j'essayais d'alléger son fardeau, d'être le pilier dont il aurait besoin pour qu'Atlas ait moins de mal à porter le monde.

Sans doute présumais-je un peu trop de mes forces...En attendant nous nous étions vu encore une fois, près du lac....Ce lieu enchanteur, c'était comme notre petit coin de paradis à nous deux, là où il pouvait trouver un semblant de paix avais-je pensé. Le repos du corps et de l'âme. La lueur du clair de lune illuminait l'eau et son visage, les étoiles semblaient me dévoiler son cœur. Comme une idiote, lui essayait de communiquer, de me transmettre des informations, comme une idiote oui, je n'avais rien compris. Peut-être alors n'avais-je pas assez grandit en quelque sorte. Avait-il essayé de se confier, de laisser son cœur parler de tout ce qui pouvait bien le terrifier, là où moi je me laissais aveugler par la beauté et le romantisme de ses paroles? Nous avions eu une discussion que je trouvais très profonde, mais là encore je n'avais été que superficialité. Quel message ai-je du lui transmettre à l'époque, que je disais l'aimer mais que je l'avais entendu, seulement pas écouté?

A vrai dire j'étais peu habituée à ce genre de paroles aussi belles à mon encontre de la part d'un homme ou d'un garçon. J'avais toujours été celle qui donnait son corps, donc une forme d'objet remplaçable entre leurs mains. Il était le premier qui me respectait. De ce fait mes oreilles avaient été fermées, moi qui aime tant aider les gens et les écouter. J'en ai honte...Je crois finalement que quand on pense un temps soi peu à sa petite personne une fois dans sa vie, notre jugement se retrouve affecté. A quoi bon être égoïste, égocentrique? Je suis la preuve vivante que cela ne mène à rien, mais avec lui j'avais relâché mes défenses, m'étais laissé aller à espérer un avenir meilleur et radieux, bien plus que mon optimisme d'antan me laissait entrevoir. Cet homme m'en apportait une preuve tangible, alors je n'ai pas su voir. A quoi servent les yeux quand ils nous rendent aveugles, alors qu'il suffirait de guérir la cécité de nos cœurs pour que tout fonctionne mieux chez l'être humain. Éteindre ses propres ténèbres, pour retrouver la lumière, sa propre lumière, à travers le cœur de quelqu'un d'autre...le concept est beau en soit, mais qui en est réellement capable?

Probablement pas moi, puisque que je le quittais, peu de temps après, sans doute apeurée par mes propres sentiments. Une longue, très longue absence de sa part, sans doute parce que je ne m'étais sentie trop seule alors que j'avais eu besoin d'être soutenue, me fit rompre. C'était ridicule, de rompre pour cela, mais je ne me sentais plus en phase avec lui, ni avec moi-même. J'avais besoin d'autre chose, je ne savais pas tellement quoi, me retrouver? Toujours est-il que je culpabilisais à partir du moment où je vins le voir, car suite à cela, il disparut, et je pensais qu'il était mort. Mon cœur refusait cette dernière, et ne voulait pas s'y faire, cela aurait été admettre que je renonçais à lui, et je n'y étais pas prête pour autant. Je pensais que nous serions restés amis pour toujours. Voilà seulement, je refusais ce que me dictait mon cœur, mon corps, tentant vainement pour la première fois dans ma vie d'être tout autre que celle que j'avais toujours été,  de l'être de passions, passer à l'être rationnel.

Mais je sais une chose. Bon sang qu'il me manquait atrocement depuis les premières secondes où nous nous étions dit au revoir. Et bien que je passais quelques nuits dans les bras d'autres hommes pour faire fuir ma peine, c'était toujours à lui que je pensais, j'étais encore pleine de tendresse et d'affection pour lui... J'aurais voulu que nous restions amis, qu'il soit là à mes côtés, pour toujours...S'il revenait un jour d'entre les morts, quelle Elisa retrouverait-il?"

Elisa referma brusquement son journal, mouillant une nouvelle fois le papier de quelques larmes, comme à chaque fois qu'elle écrivait dedans, tentant de retranscrire ces souvenirs qui l'avaient marqués à jamais, ainsi que ses ressentis et ses propres réflexions . Chaque jour elle arrachait les pages, chaque jour elle les réécrivait mais le résultat était le même. Elle pleurait, il n'était plus là, et cela n'allégeait pas son cœur contrairement à ce qu'avait affirmé sa psychologue, chez qui elle n'allait plus depuis des lustres d'ailleurs. Des séances si chères, pour aucun résultats, et elle n'avait pas les moyens. Elle murmura en balançant le cahier dans sa chambre, ses bras autours de ses genoux repliés sur sa poitrine, sa tête posée sur eux:

-Noctis, pourquoi je ne veux pas t'oublier, et pourquoi je n'y arrive pas?


Elle éteignit la lumière, s'allongea en s'enfonçant dans ses draps et se remit à pleurer, s'endormant ainsi toutes les nuits depuis sa mort, seulement après avoir versé toutes les larmes de son corps sur son oreiller, rêvant à chaque fois de lui, comme pour la torturer un peu plus.


Dernière édition par Elisa Greenwood le Lun 18 Nov 2013 - 8:32, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   Dim 17 Nov 2013 - 18:22

Merci Elisa d'avoir réécrit tout ceci, je te laisse le soin de continuer <3
Je te nem ~
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MessageSujet: Re: Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]   

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Premier cours avec les Aeris [PV: Perséphale et autres Aeris]

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